La passion au travail est, selon moi, un sujet bien plus vaste et passionnant que le fait de faire de sa passion un métier, même si cette éventualité en fait partie.

La passion au travail, c’est soit avoir un attachement fort et durable pour son métier, soit lui apporter les acquis d’une passion.

Dans le premier cas, l’individu est naturellement à sa place, probablement très performant, certainement pas avar de son temps et de son énergie. Peut-être aussi transmet-il volontiers cette énergie, cet enthousiasme, ses compétences et connaissances à ses collègues. Pour l’employeur, ce passionné est potentiellement une perle rare, un collaborateur à haut potentiel. Néanmoins, il s’agit d’un collaborateur à dorloter et à surveiller parce que l’assurance qu’il a développée, de même que ses compétences techniques et comportementales en font une cible de choix pour vos concurrents.

Dans le second cas, les bienfaits de la passion « loisir » ne percolent pas naturellement vers le travail. Il y a là un travail très intéressant à mener pour que les passionnés identifient leurs forces et apprennent d’une part à les utiliser dans leur métier et, d’autre part, à en faire profiter les collègues.

Ces deux cas méritent d’être explorés et approfondis. Il y a en effet un énorme potentiel d’énergie et de compétences que les organisations utilisent assez peu actuellement et qui créeraient une formidable dynamique qui les renforcerait dans leur environnement.