Dans son livre « Survivre aux crises » (mais également dans « Devenir soi »), Jacques Attali propose des actions et attitudes à adopter pour soi et pour la collectivité (entreprises et États) face aux changements que connaît et connaîtra le monde, face aux risques et aux opportunités. Une leçons de vie, en somme.

Ce qui me frappe dans ses conseils, c’est l’importance qu’il donne au contrôle de sa vie : s’observer (avec lucidité) et chercher à s’améliorer en permanence, donner un sens à sa vie, avoir des rêves et des projets, identifier ses valeurs et les respecter, se donner la capacité de résister, de rebondir, contrôler son apparence physique, faire du sport, etc. Cocher toutes les cases nous mènerait peut-être à perdre du plaisir et de la spontanéité mais il y a là, me semble-t-il, des pistes intéressantes pour vivre sa vie en acteur plutôt qu’en spectateur, pour donner plus d’importance à l’être qu’à l’avoir.

Il s’agit de choisir son rôle, sa place et de se donner les moyens de les tenir. Il s’agit aussi de croire en soi, de saisir sa chance, de surmonter les obstacles, persévérer même si l’on est seul à y croire et, finalement, être fier de soi. Ou, au pire, se dire qu’on n’a pas démérité et qu’essayer est de toute façon mieux que ne rien faire !

Il me semble que ces conseils ne sont pas sans rappeler l’hygiène de vie que l’on adopte lorsqu’on se passionne pour une activité. Croire en son potentiel, en ses capacités à progresser, investir du temps, de l’énergie et, parfois, de l’argent, apprendre et s’entraîner, chercher à atteindre un niveau élevé de connaissance et de maîtrise, dépasser les difficultés et les obstacles, affronter le regard des autres, respecter son corps et son esprit, connaître le succès et se relever de défaites… c’est ce qu’on vit au quotidien lorsqu’on s’engage dans une activité. Et cette activité peut être un loisir sportif, artistique, artisanal, intellectuel ou un métier.

Ce sont ces similitudes que nous allons mettre en évidence au sein d’Edenoo. Nous allons montrer que les passionnés ont dû, tout au long de la pratique de leur activité, développer des qualités que les non-passionnés connaissent moins… ou pas du tout. Et ces qualités peuvent être utilisées dans les autres pans de leur vie, dont leur travail.

Nous allons donc aussi promouvoir ce type d’engagement auprès des non-passionnés et faire en sorte de libérer les passions pour qu’ils soient plus nombreux à s’autoriser au moins une activité dans laquelle ils s’engageront. Nous travaillerons également avec le management des sociétés-clientes pour qu’il contribue à libérer ces passions.

Il existe évidemment de nombreuses manières, plus ou moins profondes, plus ou moins efficaces, de travailler sur le bien-être individuel. Certaines, d’ailleurs, se complètent très bien. En nous concentrant sur les bénéfices de la passion, nous ferons percoler les gains individuels vers d’autres activités et d’autres acteurs.

Voici également une vidéo de Jacques Attali qui va dans le même sens: cliquez ici.