En cette journée internationale des droits des femmes, il est utile d’aborder le cas particulier des femmes actives.

Seules ou en couple, lorsque les femmes travaillent, il leur est bien plus difficile d’exercer une activité passionnante. Un simple loisir, déjà, doit pouvoir trouver sa place dans une journée de travail, entre les courses, les enfants, les repas… Alors, songez à une activité-passion qui demande engagement, régularité, persévérance !

Cette situation reste bien réelle malgré des évolutions évidentes. Même si nous sommes de plus en plus nombreux à partager ces tâches, le temps disponible pour ces femmes actives est encore souvent inférieur à celui des hommes. C’est le cas même chez moi, malgré notre organisation et mes propres efforts.

Or, l’enjeu est loin d’être négligeable. Comme je le défends au quotidien et dans ce blog, l’exercice d’une activité passionnante, celle qu’on aime et pour laquelle on peut consacrer du temps, de l’énergie, génère de nombreux bénéfices. Bien-être accru, confiance et estime de soi renforcées, engagement, goût du dépassement, etc. Ces bénéfices s’étendent systématiquement dans les autres pans de la vie. Si les hommes sont majoritairement bénéficiaires de ces effets, parce que l’organisation familiale leur donne plus de temps, l’injustice des loisirs se prolonge également au travail.

Cette dynamique que je veux promouvoir, celle par laquelle toutes ces qualités acquises par une activité passionnante percolent au travail, doit aussi bénéficier aux femmes. Par ces bienfaits issus de la passion, la confiance et l’estime de soi, les forces de caractère (persévérance, etc.) mais aussi l’image qu’elles renverront, elles construiront une carrière différente. L’effort de rééquilibrage doit être plus grand. Effort des hommes pour libérer du temps. Effort des femmes elles-mêmes pour s’autoriser ces activités. Même si ce n’est pas évident à première vue, tout le monde y gagnera à terme. Et même si ce gain-là est inférieur pour nous, nous le devons bien à nos conjointes, nos collègues et collaboratrices, non ?