Comme beaucoup de gens, j’ai besoin de trouver un sens à mon travail pour m’épanouir et pour donner le meilleur de moi-même. J’ai connu par le passé des épisodes professionnels qui m’apportaient ce sens mais il me manquait, depuis quelques années. Et quand le sens manque, l’ennui s’installe !

Il se fait que j’ai longtemps repoussé des activités (de loisir), me disant que le boulot, les résultats et toutes les autres obligations devaient passer avant les récompenses. C’est normal, mais il faut relativiser. C’était à tel point que quand j’allais jouer au golf, je culpabilisais. Du coup, comme je ne m’y engageais pas, je ne progressais pas. Comme je ne progressais pas, je me crispais… au point finalement de me blesser et de devoir arrêter. Heureusement, il y avait la lecture, même si celle-ci a souvent été liée au travail.

Je me suis rendu compte, ensuite, que quand je discutais avec des gens, notamment avec des relations professionnelles, il arrivait souvent qu’on aborde les loisirs. Et en dehors de la lecture, je me sentais fort mal à l’aise. Le golf ? Débutant depuis 10 ans. Et le reste ? J’aimerais… Plus tard…

Lorsque, l’an dernier, j’ai repris le golf, le même mécanisme s’est mis en place. Mais cette fois, j’en ai pris conscience très tôt, ce qui m’a permis de le freiner. Dès le printemps de cette année, j’ai bloqué des plages horaires dans mon agenda. Pour les cours et le practice, évidemment, mais aussi pour l’étude des règles et de l’étiquette, la lecture d’informations complémentaires. C’est très contrôlé, dit comme ça, mais ça m’a permis de structurer mes journées, en libérant du temps pour cette activité, sans empiéter sur mes obligations. Il s’agissait dès lors d’un rendez-vous… avec moi-même. Comme il était absolument hors de question que je rate ces rendez-vous, j’ai pris cette démarche très au sérieux. Malgré les difficultés, j’y prends du plaisir avant, pendant et après la pratique!

Même chose pour le bateau, après du temps passé à bord, je suis impatient d’y retourner. Quand j’ai envie de penser à un événement plaisant, bien que je n’en sois qu’au tout début de cette activité, je peux puiser dans ces moments-là pour revivre instantanément ce plaisir. Et sans être marin, je ressens un petit complément d’identité fort agréable, que nul ne peut m’enlever.

C’est exactement ce mécanisme que j’ai voulu étudier via la psychologie sociale, laquelle a démontré par l’expérience ce que j’ai vécu moi-même. Voilà donc le sens que je cherchais depuis si longtemps.

À long terme, les bienfaits d’une activité passionnante sont tels pour l’individu (bien-être et gestion du stress mais aussi confiance et estime de soi, identité renforcée, persévérance et engagement, créativité et adaptabilité, organisation, etc.) qu’ouvrir plus de gens à ces activités, puis partager ces bienfaits créera une dynamique qui ne peut être que positive et qui pourra se mêler aux apports de nombreux autres acteurs.

Bien entendu, cette démarche doit prendre place dans un cadre, avec des objectifs, des limites, des précautions… Mais c’est évidemment prévu !

Réponses

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  1. Calicis Anne

    Ne pas se culpabiliser quand on prend du temps pour soi est essentiel car, oui, s’occuper de soi renforce l’estime de soi et tout le monde en bénéficie: bravo!