Il aura été la star des astrophysiciens. Stephen Hawking est mort, ce matin, plus de 50 ans après la limite fixée par les médecins.

On peut certainement imaginer de nombreuses explications à cette exceptionnelle longévité. Pour les croyants, on évoquera la volonté divine, bienveillante ou taquine face au projet de comprendre tout l’univers et la raison de son existence. Les scientifiques pourront avancer une simple anomalie statistique. D’autres argueront que ses médecins ont toujours été à ses côtés, de même que les gens qui l’aimaient, pour répondre à ses besoins et le soigner au mieux.

Pour ma part, je suis convaincu qu’à une ou plusieurs de ces explications, s’est joint la formidable énergie issue de sa passion pour la recherche et son extraordinaire motivation qui l’ont poussé, jusqu’au dernier jour peut-être, à apprendre et à comprendre l’immensité où nous occupons une place infinitésimale (que nous détruisons) et éphémère (que nous raccourcissons).

Sans cette passion, qu’aurait-il été ? Un formidable potentiel inexploité, certainement. Et longueur de sa vie aurait probablement été celle prévue par les médecins. Rien de plus. Seule sa famille se souviendrait de lui. Peut-être sans fierté particulière, même.

C’est bien cette passion qui en a fait un être extraordinaire, dont la vie et l’apport à l’Humanité auront été largement à la hauteur de personnages tels qu’Einstein ou Newton, Vinci ou Michel Ange, Shakespeare ou Hugo, Beethoven ou Mozart. C’est la passion qui a conduit le potentiel de départ à s’exprimer de cette manière.

Peu importe qui nous sommes. Il est évident que nous n’avons pas tous le même potentiel, que nous ne vivons pas tous dans le même environnement et que nous n’avons aucune obligation d’atteindre l’absolu. Mais nous pouvons atteindre un niveau de satisfaction bien plus important, par la passion, en exploitant notre potentiel.

Pour ce qui me concerne, en tout cas, j’aimerais aussi, au terme de ma vie, pouvoir me retourner sur mon parcours et me dire :

« At the time, I thought my life was over and that I would never realise the potential I felt I had. But now, 50 years later, I can be quietly satisfied with my life. »